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Le problème de la dissonance cognitive

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le 09.01.18 | 12h00 Réagissez


Un partisan du régime, lunettes sombres et costume aluminium, pin’s Algérie sur le revers du veston et Hyundai toutes options dont le chauffeur énumérait les faits : «Nous avons construit des logements et des routes.» Ce qui est vrai, mais loin d’être suffisant pour un pays de cette envergure, qui n’est ni un poulailler ni un circuit de rallye automobile, les Algérien(ne)s ayant aussi besoin de justice, de développement et de perspectives.

Il ne sert à rien de rappeler à ce défenseur arrière-droit cette absence présidentielle qui n’existe nulle part, la mauvaise gouvernance et la corruption, la présence du pays dans les bas de classements internationaux ou l’isolement diplomatique qui fait que l’Algérie possède 5 frontières fermées sur 6. Même si la réalité est là pour prouver qu’ils ont tort, les gens ne changent pas d’avis à l’exposition des faits contraires à leurs convictions, une récente étude expliquant cette attitude par la dissonance cognitive et l’effet rebond.

En gros, les gens déforment et sélectionnent les faits pour les adapter à leurs croyances préexistantes afin de réduire leur dissonance cognitive. Ainsi, corriger les erreurs factuelles liées à ce que croit une personne n’est pas seulement inefficace, cela renforce ses croyances erronées, car sa vision du monde ou l’idée qu’elle se fait d’elle-même sont menacées.

Les faits encore, des statistiques ont récemment fait état d’un chiffre de 68 000 divorces par an, expliqués par beaucoup comme la conséquence d’une justice favorable à la femme ou à la nature de la femme même, devenue frivole. Comment prouver que l’analyse est fausse, puisque même le nombre de mariages est en forte hausse, ce qui ne change pratiquement pas le taux de divorces ?

Justement, il ne sert à rien d’essayer de le prouver. C’est comme le divorce entre le gouvernement et la population, qui contrairement à ce que l’on pense, ne s’est pas trop mal passé. Le premier a gardé l’argent et l’autorité, la seconde l’appartement AADL et les enfants.

Chawki Amari
 
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