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Selon le président de l’Opep

Le marché pétrolier s'équilibrera en 2018

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le 13.01.18 | 12h00 Réagissez

Depuis l'entrée en vigueur de l'accord en janvier 2017, les prix du pétrole qui étaient tombés à 30 dollars le baril en 2016, en raison d'un  excédent de l'offre, sont remontés depuis et ont dépassé jeudi,  les 70 dollars, sur le marché londonien.

Le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Souheil Al Mazrouei, estime que les pays producteurs de pétrole sont à même d'équilibrer l'offre et la demande de pétrole en 2018, en respectant l'accord sur la réduction de la production. «Le rééquilibrage se poursuit (...), tous les facteurs sont positifs et nous sommes capables de réaliser l'équilibre» d'ici la fin 2018, a indiqué M. Mazrouei, également ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, dans une déclaration à la presse.

Le ministre, qui s’exprimait sur la chaîne CNBC Arabia TV, a dit s'attendre à une «bonne croissance de la demande pétrolière» cette année, compte tenu que la forte croissance économique perdure dans le monde. Il précise que les stocks de pétrole ont continué à diminuer, tout en insistant sur le fait que l’Opep et ses partenaires ont encore des efforts à faire : «Nous avons toujours à réduire 100 millions de barils par jour supplémentaires.»

Selon M. Mazrouei, il est important pour les producteurs, membres ou non de l'OPEP, de poursuivre l'application de l'accord conclu au départ en 2016. Le nombre de pays ayant adhéré à l'accord est monté à 30, contre 24 au départ, a-t-il précisé. Depuis son entrée en vigueur en janvier 2017, les prix du pétrole qui étaient tombés à 30 dollars le baril en 2016, en raison d'un excédent de l'offre, sont remontés et ont dépassé jeudi les 70 dollars, sur le marché londonien, avant de se replier hier, tout en restant autour de 69 dollars, près de leur plus haut niveau en trois ans.

Jeudi, les cours avaient ainsi bondi à leur plus haut niveau depuis décembre 2014, le brent passant même brièvement le seuil des 70 dollars pour culminer à 70,05 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la Bourse spécialisée dans l'énergie, a touché 64,77 dollars. «Il est possible que les prises de bénéfices continuent, et qu'il y ait une correction des prix, ce qui aurait déjà dû avoir lieu», ont estimé des analystes cités par l’AFP.

Mais avant que les investisseurs vendent, il faudrait que la situation s'éclaircisse entre Washington et Téhéran, ont-ils ajouté. Le président américain, Donald Trump, devait rendre publique sa décision de réimposer ou non des sanctions économiques contre l'Iran. Par ailleurs, le marché profite actuellement des baisses de production de l'OPEP et de ses partenaires, dont la Russie, qui se sont entendus fin novembre pour renouveler jusqu'à fin 2018 leur accord dont l'objectif est un retour des réserves mondiales à leur niveau moyen sur cinq ans.

Les quatorze membres de l'OPEP et dix autres producteurs non membres de l’organisation, dont la Russie, ont décidé de prolonger, jusqu'à fin 2018, un accord prévoyant la réduction de la production afin de faire remonter les prix du pétrole. Les pays producteurs se sont félicités de la réduction de 1,8 million de barils par jour qu'ils considèrent comme ayant apporté une soutien de taille aux marchés et ont affirmé que l'accord était appliqué à 122%.                   

Zhor Hadjam
 
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