Edito
 

Le larbinisme au pouvoir

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le 27.01.18 | 12h00 Réagissez


L’Algérie a atteint le fond, elle est devenu tellement misérable au point qu’elle fait pitié et que même la chaîne de télévision Al Jazeera se permet de nous tourner en ridicule.

Son présentateur vedette se permet de passer en boucle des propos tenus par des Algériens et qui en disent long sur le degré de larbinisme atteint dans ce pays qui était fier et orgueilleux et qui n’est plus que l’ombre de lui-même.

C’est ainsi que la chaîne reprend un certain Khaled Bounedjma, chef d’un Front de je ne sais quoi, qui déclare sans rougir que «les Algériens mangeaient de l’herbe avant l’arrivée de Bouteflika au pouvoir». Ali Haddad, le président coopté du FCE, surenchérit, quant à lui, en disant qu’il votera éternellement pour le locataire d’El Mouradia, et Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du FLN, se montre plus zélé en soutenant qu’il votera Bouteflika même si ce dernier est dans sa tombe.

Malheureusement, ces discours ne sont pas isolés. A l’approche de la prochaine élection présidentielle, on s’enflamme dans le cercle des courtisans du président de la République. Le temps est à celui qui fera la meilleure déclaration pour faire allégeance au Prince du moment. Cela ne signifie pas que ces larbins aiment Bouteflika et qu’ils sont prêts à mourir pour lui.

Au contraire, peut-être qu’ils ne l’aiment même pas. Ils sont animés par un seul objectif. Ils savent que le chef de l’Etat adore les flagorneurs et les flatteurs.

C’est pour cela d’ailleurs qu'on trouve tant de médiocres dans son entourage. Comme tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, la concurrence est rude chez ceux qui veulent entrer dans les bonnes grâces de Bouteflika. Ils savent qu’il y a toujours une récompense à l’appui, comme par exemple un poste de sénateur dans le tiers présidentiel, ou de député, ou même, pourquoi pas, ministre. Malheureusement pour eux, la demande est mille fois supérieure à l’offre. Mais cela n’est pas fait pour décourager nos larbins. On ne sait jamais.

Pour arriver à leurs fins, ils brandissent un seul slogan : soutien à un 5e mandat. Pour eux, l’Algérie importe peu. Qu’elle soit humiliée, ravalée dans le quart-monde, ne les dérange pas. Ils s’en foutent qu’un homme miné pas une grave maladie, impotent puisse prétendre à gérer encore l’Algérie au-delà d’avril 2019.

Aucune voix ne s’élève pour appeler à la raison et au bon au sens. Aucun, parmi ses courtisans, ne lui demande de laisser l’Algérie en paix, d’aller terminer ce qui lui reste à vivre loin des tourments de la vie politique. Aucun ne lui dit que sa gestion est catastrophique et qu’il est temps pour lui de faire preuve de sagesse, de se rappeler l’exemple de Nelson Mandela.

Ces individus, qui donnent du pays une image peu reluisante, font plus de mal au peuple algérien que ne l’ont fait les harkis. Ils empêchent l’éclosion d’une véritable démocratie, pervertissent le débat sur l’avenir, bloquent le développement économique.
Au fait, où sont l’ONM, l’ONEM, l’ONEC qui se sont érigés en tuteurs du peuple pour uniquement récupérer des dividendes, mais observent un silence criminel alors que l’Algérie va à la dérive.

Même ceux qui aiment sincèrement ce pays, leur partie, donnent l’impression d’être tétanisés. A quand le réveil ?

Tayeb Belghiche
 
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