Edito
 

Une image forte

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le 10.02.18 | 12h00 Réagissez


On serait tenté de dire que depuis quelques semaines et même durant ces derniers mois, il n’y en a que pour la Corée. Enfin presque, et autant préciser d’emblée qu’il s’agit bien de la péninsule coréenne dont l’histoire récente est réapparue avec force à l’occasion d’un tir de fusée, ou depuis hier des Jeux olympiques auxquels, cette fois, les deux Corée entendent donner un sens particulier.

L’image de la sœur du leader nord-coréen, premier personnage important même si officiellement elle n’occupe aucune fonction officielle en Corée du Nord, à fouler le sol du voisin sinon plus si l’on devait analyser de près les affres de la guerre. Un conflit en pleine guerre froide et qui a eu pour effet de diviser en deux la péninsule coréenne.

C’était donc tapis rouge et repas officiel, une grande première plutôt inattendue au regard des événements des derniers mois, avec de nouvelles menaces aggravées cette fois par le nouvel arsenal développé et déployé par la Corée du Nord. Et puis, il y a les Jeux olympiques avec une forte intrusion du politique, et c’est tant mieux si cela pouvait aider à un certain dégel, et pourquoi pas plus dans un contexte post-guerre froide mais dans lequel les données semblent plutôt figées.

Rien n’a changé dans cette région pourrait-on dire sans risque de se tromper, jusque dans le discours plutôt va-t-en guerre, mais que le bon sens a contribué à freiner.

Mais si la symbolique est assurément forte, elle demeure tout de même limitée en termes d’impact, puisque dans cette région, la guerre a bien pris fin en 1953, mais ses effets sont immenses, et ce, à quelque niveau que ce soit. A commencer par cette ligne de démarcation qui n’a jamais disparu et que l’on dit la plus surveillée au monde. Mais autant dire la plus dangereuse puisque cela se rapporte au risque de guerre qui serait donc aussi grand.

La course aux armements dans laquelle cette région a été plongée paraîtrait donc logique puisqu’elle est portée non seulement par un discours, mais aussi des actes. Mais autant parler d’aberration et de risque de destruction auquel s’expose désormais une partie du monde. On croirait donc que le Nord, qui a opté pour le développement de son arsenal nucléaire, pense s’être mis à l’abri de toute attaque d’où qu’elle vienne, se permettant même de menacer ses adversaires réels ou supposés.

Une manière d’aller vers les autres dans une totale sécurité ? Peut-être bien si l’on devait prendre en considération le rapprochement avec la Corée du Sud, qui s’est plutôt accéléré ces dernières semaines, avec cette fois un niveau élevé de représentation.

Comme aussi la participation à ces Jeux dans le cadre d’une équipe commune au moins dans une discipline. Soixante-dix ans de rupture et d’isolement ont ainsi été rattrapés et avec force il y a tout juste un mois, quand Pyongyang a annoncé sa participation à ces Jeux et l’envoi de multiples délégations, jusqu’à son Orchestre national. Probablement guidés par le principe de précaution, certains se contentent de parler de trêve olympique. Et après ? dira-t-on alors ?

 

Mohammed Larbi
 
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