Pages hebdo Arts et lettres
 

Musique : Radiodervish en concert à Alger

Ondes Méditerranée

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 02.06.18 | 12h00 Réagissez

 
	Un groupe multiculturel d’Italie en avant-première. 
	 
Un groupe multiculturel d’Italie en avant-première....

Si des individus ou des Etats veulent faire aujourd’hui de la Méditerranée une frontière, elle a pourtant été et reste une voie d’échange et de partage entre les peuples.

C’est cette vision qu’illustre le groupe Radiodervish. Une formation musicale italienne qui chante le métissage dans une Italie en proie à la montée des xénophobies (lesquelles n’ont pas de frontières, comme le montrent certaines déclarations contre les migrants subsahariens en Algérie). Mais ce n’est pas seulement pour ces raisons qu’il faut aller écouter Radiodervish demain, dimanche 3 juin, à Riad el Feth (Alger).

C’est surtout l’alliage musical que proposent Nabil Salameh et Michele Lobaccaro qui vaut le déplacement. Le premier est un vocaliste originaire de Palestine et le deuxième est un guitariste et bassiste italien. Les deux musiciens se sont connus à l’université, dans la petite ville historique de Bari, au sud de l’Italie.

Le groupe Radiodervish a été fondé en 1997. Ils sont rejoints dès les débuts par le claviériste Alessandro Pipino. Le trio distille un joli mélange qui emprunte autant à la pop occidentale qu’à la chanson arabe. Quant aux textes, l’engagement est souvent présent avec, là aussi, de grandes références d’Orient et d’Occident.

Entre les vers du poète mystique persan Farid Eddine Attar et les lettres du penseur communiste italien Gramsci, Radiodervish met en musique des textes puissants chantés en plusieurs langues. Italien, arabe mais aussi français et espagnol. De quoi faire de la Méditerranée le «Centro del Mundo» comme le proclame un de ses albums.

L’album Il Sangre e il Sal (Le sang et le sel), qu’interprétera Radiodervish à Alger, avant la sortie du disque en juin prochain, poursuit cette veine syncrétique. Le groupe s’intéresse notamment au sabir parlé dans les villes portuaires de Méditerranée.

Cette langue que décrivait joliment le grand Miguel de Cervantès au bout de ses années de captivité algéroise : la langue parlée entre les Algérois et les captifs n’était «ni morisque, ni castillane, ni d´aucune autre nation, sinon un mélange de toutes les langues que nous comprenons». Radiodervish évoque dans la présentation de cet album une Méditerranée des peuples et non des nations. Le groupe évoque la civilisation du quotidien et le sens de la beauté développé par les plus humbles dans leurs gestes quotidiens.

On y trouve les gestes du paysan cultivant son olivier ou sa vigne comme l’angoisse des check-points et les échos de la guerre… Radiodervish poursuit aussi son dialogue avec la poésie, et cela avec des monuments tels que Kostantin Kavafis, Pier Paolo Pasolini, Mahmoud Darwish, Alekos Panagoulis, Charles Baudelaire, Pedrag Matvejevic ou encore Homère.

A l’invitation de l’ambassade d’Italie et de l’Institut culturel italien, avec l’Office Riadh El Feth, Radiodervish arrive à Alger pour un concert en avant-première demain à Alger. En plus de Nabil Salameh, de Michele Lobacarno et d’Alessandro Pipino, le groupe est renforcé par Adolfo La Volpe à la guitare et oud ainsi que le percussionniste Pippo D’Ambrosio. Le concert débutera à 22 heures et l’entrée est libre.


 

W. B.
 
Loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Loading...
Vidéo

vidéos

vidéos

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie