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WikiStage HEC Alger

Le leadership comme levier pour une Algérie nouvelle

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le 16.05.18 | 12h00 Réagissez

WikiStage HEC Alger est un des événements les plus réussis de l’organisation estudiantine Soleil HEC. Dans le but de promouvoir le leadership, cet événement vise à créer une nouvelle vision pour la jeunesse d’Algérie. Le 28 avril dernier, Soleil HEC a organisé une journée dédiée au dialogue, qui a suscité la curiosité des auditeurs.

Soleil veut dire : Student Organization for Learning Entrepreneurship Innovation and Leadership. «Cette organisation a été fondée le 23 juin 2013, après un événement à l’INC de Ben Aknoun (HEC, ex-INC).

C’était une forme de recrutement. Nous avions eu l’idée de créer un club dédié à ce genre d’évènements. Nous organisons des évènements à caractère scientifique, sportif, bénévolat etc.», explique Wassim Guettab, docteur en sciences commerciales est un des fondateurs de Soleil HEC. «Cette année, nous avons eu la chance d’organiser plusieurs événements qui touchent à tout ce qui pourrait attirer l’attention de nos jeunes dans le but de créer une Algérie nouvelle», dit-il. Cette conférence était composée de quatre sessions, animées par 13 intervenants.

Repousser les limites

La première session, sous le nom de Beyond Limits, a été animée par quatre intervenants. La première intervenante, Imène Aït Oumeziane, dotée d’un immense courage — elle a réussi le défi d’atteindre le camp de base népalais du mont Everest (5364 mètres) avant de brandir le drapeau national avec fierté — a parlé de sa vie professionnelle et de son parcours.

A notre question : «Avez-vous un conseil à donner à nos jeunes femmes algériennes particulièrement, pour arriver là où vous en êtes aujourd’hui», elle répond : «Mon conseil est de ne pas se mettre de barrières, parce qu’on vit dans une société qui va nous mettre énormément de barrières, on va peut-être les prendre en considération mais il faut avoir confiance en soi et partir là où on veut aller. Il ne faut pas se définir par rapport aux autres mais se définir par rapport à soi, ensuite accomplir nos rêves pour devenir spécial à nos propres yeux. Il faut toujours se dire ‘je dois aller encore plus haut et beaucoup plus loin que là où je suis’.»

Cadre au sein d’une entreprise, Imène Aït Oumeziane est la première femme algérienne à réaliser un tel exploit. A la deuxième session nommée «We rise by lifting others», la journaliste Amel Mohandi, l’une des dix «jeunes leaders émergeants» dans le monde, a déclaré : «Nous sommes certes en 2018, mais jusqu’à aujourd’hui je subis les paroles de la société.

Je suis une jeune femme journaliste à l’écran. Beaucoup de gens portent un mauvais regard sur mon métier. Au début, mon père n’était pas d’accord avec mon choix de carrière mais il est aujourd’hui la personne qui me soutient le plus et surtout mon premier fan. Il ne faut pas avoir peur de réaliser ses rêves, qu’importe ce que l’on vous dit.» Amel Mohandi possède un parcours très engagé. Dès l’âge de 18 ans, elle fonde une association d’aide aux enfants cancéreux, avant de rejoindre le Réseau algérien pour la défense des droits de l’enfant Nada. 

En 2014, durant son cursus universitaire, Amel crée Vision TV,  «une webtélé pour accompagner les étudiants (en journalisme, ndlr) et leur permettre de mettre en pratique leurs formations».

Parallèlement à ses activités associatives et ses études, elle poursuit sa formation pour devenir coach en volley-ball, «une expérience qui lui permet de développer son leadership auprès de générations plus jeunes». Cette consécration est le résultat d’un engagement de la jeune journaliste pour la promotion des droits de l’homme et de la liberté d’expression.
Numérique

Le premier intervenant de la troisième session, Badreddine Ramtani, est Account Strategist chez Google. Ce jeune homme de 27 ans, qui est l’un des rares Algériens à travailler pour ce géant du web, affiche son optimisme quant à l’avenir du numérique en Algérie : «J’ai connu énormément d’obstacles pour arriver là où je suis, comme chacun d’ailleurs.

J’ai vécu à l’étranger et même là-bas j’ai eu quelques problèmes, différents de ceux d’ici certes, et pour pouvoir passer outre ces inconvénients, il faut faire appel à notre état d’esprit. J’ai grandi dans une famille moyenne, je n’ai jamais eu les possibilités financières extraordinaires.

J’ai fait mes études en France, j’étudiais la journée et je travaillais le soir ; c’est pour cela que je dis et je répète : il faut faire des stages dès le début de vos études…» Lors de son intervention, Badreddine Ramtani a conseillé aux participants d’être heureux dans tout ce qu’ils entreprennent pour pouvoir réussir : «Comme je l’ai expliqué dans mon discours, il faut être heureux.

Moi-même je ne me considérais pas en tant qu’une personne heureuse. C’est bien après que j’ai réalisé que j’aurais fait beaucoup plus, ou du moins la vie que j’ai menée aurait été plus saine si je savais que j’étais heureux.»
Arts

A la dernière session, nous avons eu l’honneur de connaître le parcours d’un de nos grands artistes algériens, Lotfi Attar, guitariste et auteur-compositeur des groupes Raïna Raï et Amarna.

Puis Mahrez Rabia, un de nos animateurs radio et journaliste sur une chaîne de télévision nationale. «Nous vivons dans une société où l’on n’a pas forcément les opportunités de réussir.

Nous pouvons devenir leaders, entrepreneurs ou autre ICI, en Algérie. Nous n’avons, certes, pas tous les moyens adéquats, mais créons nos propres opportunités. Il faut voir grand et ne pas désespérer.»

Soleil HEC est une organisation pleine de vitalité, d’enthousiasme et d’espoir. La solidarité dont font preuves ses membres  prouve que l’esprit d’équipe et le travail assidu sont leurs principes.

Lina Abda
 

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