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Imane Sefouane. Fondatrice du cabinet de conseil Innopreneurs

Nous avons nos propres méthodes pour expliquer comment passer d’une simple idée à un projet d’entreprise

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le 07.02.18 | 12h00 Réagissez

Comment passer d’une idée à un projet et d’un projet à une entreprise en évitant les obstacles et le retour à la case départ ? Des solutions adaptées personnalisées existent afin d’accompagner les porteurs de projets et propulser leurs activités. Imane Sefouane, fondatrice d’Innopreneurs, se donne comme objectif de transformer une idée en une entreprise viable et à succès  grâce à ses programmes inédits.

- Des entreprises se créent et se meurent dans la même année, pour diverses raisons qui empêchent leur développement. Pensez-vous que votre cabinet de conseil Innopreneurs répond à une réelle demande du marché ?

Tout à fait. J’ai créé le cabinet de conseil Innopreneurs en 2013, afin de répondre à une problématique qui était le taux de mortalité des entreprises. Je me suis rendu compte que la démarche d’entreprendre était plus une démarche administrative, puisque sur le marché il y avait des dispositifs d’aide à la création.

On allait chercher du financement, sans études, sans  préparation, sans formation adéquate et sans réelles capacités à entreprendre. Par conséquent, il y a eu beaucoup d’entreprises créées à travers ces dispositifs, beaucoup ont disparu assez rapidement. Innopreneurs propose des prestations d’accompagnement à la création d’entreprises.

C’est-à-dire que nous avons développé nos process, nos méthodes et nos outils de travail pour accompagner des porteurs de projets, leur expliquer comment passer d’une simple idée à un projet d’entreprise et s’y préparer. Pour le moment, notre accompagnement a été individuel et personnalisé.

Puisqu’il faut d’abord établir des agendas de travail selon la disponibilité de la personne et son objectif temps, pour réaliser son projet, tout en prenant en compte ses moyens pour pouvoir l’accompagner jusqu’à l’aboutissement de son projet. Avec cette méthode, nous n’arrivons pas à atteindre un grand nombre d’entrepreneurs, parce qu’il faut investir beaucoup de temps avec chaque porteur de projet.

- De ce fait, quelle est la solution pour toucher un grand nombre de personnes ?

Pour pouvoir répondre à plus de personnes et toucher une autre catégorie de clients sur le marché, on a réfléchi à développer un incubateur, sauf que l’incubation telle quelle deviendrait coûteuse pour l’entrepreneur, puisque c’est long. Quand on est au stade de l’idée, on a besoin d’un an pour arriver au stade de projet d’entreprise et payer un service, ce qui est coûteux pour un entrepreneur.

Il y a des entrepreneurs qui ont démarré qui sont à leurs premières années d’activité et on sait que les réels besoins d’accompagnement se font à cette période-là, quand on est en mode start-up. Le fait qu’ils aient démarré nous donne une certaine garantie sur leurs motivations à vouloir concrétiser leur projet et à mener à bien leur entreprise, c’est ainsi qu’est né «The Pivot», un accélérateur de start-up.

- «The pivot» s’adresse à tous les entrepreneurs ?

Ce programme d’accélération de quatre mois et demi, qui s’adresse aux entrepreneurs qui ont créé leur entreprise, juridiquement ou pas, qui ont testé ou prototypé leurs services ou produits sur le marché. Avec eux, on a déjà des indicateurs en termes de clients potentiels,  chiffre d’affaires, etc. C’est-à-dire qu’il y a déjà une base et cette volonté de booster leur activité.

- D’ailleurs de quoi se compose le programme «The pivot» ?

Le programme contient de la formation, de l’accompagnement individuel, une série d’événements, un espace de travail, et un «demoday». Ce dernier permet aux start-up d’etre face à des investisseurs potentiels pour lever des fonds. C’est assez inédit, puisque la levée de fonds en Algérie n’est pas une pratique courante, parce que culturellement nous ne sommes pas encore préparés.

De ce fait, lors des formations dans le cadre de «The pivot», il y aura une formation dédiée pour permettre aux start-up de comprendre ce qu’inclut le fait d’ouvrir son capital et avoir affaire à des investisseurs.

Ceci, de manière à ce qu’ils réajustent leurs attentes et que les investisseurs aient en face d’eux des entrepreneurs de qualité et des projets bien présentés. C’est un véritable travail de fond qui sera fait, et nous sommes en plein appel à candidatures, qui se poursuit jusqu’au 14 février.

- Comment se fera la sélection des start-up ?

Nous sectionneront dix start-up, qui accéderont  au programme. Notre appel a été lancé depuis le mois de janvier, nous recevons des dossiers que nous étudions. Nous avons créé un formulaire qui nécessite de la rédaction et de la maîtrise. La personne qui est réellement sur le terrain et qui n’est pas au stade de l’idée pourra y répondre. Ce formulaire éliminera ceux qui ne sont pas éligibles. L’accompagnement des entreprises est au centre de vos activités. Innopreneurs a accompagné combien de porteurs de projets depuis 2013 ?

Notre cœur de métier est d’accompagner les personnes qui sont au stade des idées et qui ne savent pas par où commencer pour donner vie à leur projet. Nous avons accompagné une dizaine de projets. Il faut savoir que notre méthodologie peut s’appliquer à plusieurs activités, c’est pour cette raison que nous n’avons de limites concernant les projets à accompagner. Ce qui fait notre force c’est que le suivi nous prend du temps, parce que quand nous accompagnons un projet, c’est comme si nous le créons avec le porteur de projet.

C’est-à-dire, qu’il y une totale implication. L’accompagnateur doit s’imprégner du projet afin de pouvoir guider le porteur de projet et on doit identifier le potentiel interlocuteur, que ce soient des experts, qui peuvent aider, des administrations, pour retenir les informations-clés et optimiser le temps. Nous sommes là pour soutenir l’entrepreneur jusqu’à ce qu’il crée son entreprise.

Aussi, il y a un lien qui se crée entre nous et l’entrepreneur, qui n’hésite pas à faire appel à nous en cas de besoin à travers notre page Facebook ou notre site (http://inno-preneurs.com/). En créant cette entreprise, je souhaitais qu’elle devienne un acteur du développement entrepreneurial en Algérie, il ne s’agit pas juste de prestation de services. C’est  toute une logique dernière, voire une vision. D’ailleurs, nous essayons également de donner des solutions à travers les articles de notre blog.

 

Faten Hayed
 
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