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Le cri d’alarme de SOS Méditerranée

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le 12.06.18 | 12h00 Réagissez

L’association SOS Méditerranée a choisi le Mucem, à Marseille, pour lancer, le 8 juin, un nouvel appel à aider son action entreprise pour sauver les naufragés en Méditerranée.

Depuis février 2016, leur navire qui croise près des côtes libyennes a secouru 30 000 personnes migrantes en perdition. Pas moins de six enfants sont venus au monde dans ce bateau «ambulance», dont l’un a inspiré le duo français Madame Monsieur pour composer la chanson Mercy qui a concouru récemment au Grand Prix Eurovision de la chanson.

Tant de gens sauvés, alors que le navire de SOS Méditerranée ne peut pas être sur toutes les routes maritimes suivies par les embarcations de fortune ! D’autre part, affréter le navire et l’envoyer sur zone représente un coût important, d’où l’appel aux dons, sachant que L’Aquarius ne bénéficie d’aucune aide étatique ou officielle. Les «marins» naviguent seulement grâce à des dons privés. L’équipage est constitué de militants qui considèrent qu’il faut écouter le pourquoi de l’exil des migrants.

L’association dit avoir «entendu les témoignages des rescapés sur les détentions, les vols, les tortures, les agressions sexuelles, les travaux forcés dont ils ont été victimes sur les chemins de l’exil et dans les camps de détention en Libye. Des milliers d’autres hommes, femmes et enfants ont disparu en mer, faute de moyens de secours suffisants».

En conséquence, SOS Méditerranée lance un cri d’alarme : «Nous, citoyennes et citoyens européens, refusons d’être des spectateurs indifférents ou attristés.» Ils estiment que «porter secours aux personnes en danger de mort, à terre comme en mer, est un impératif moral et légal», et que «l’urgence est de tendre la main à ceux qui se noient sous nos yeux, aux portes de l’Europe». «Un appel est lancé à l’Union européenne et à chacun des Etats qui la composent pour qu’ils mettent en place une flotte de sauvetage adéquate, dans le respect des conventions maritimes et du droit international, pour que la préservation de la vie humaine en mer redevienne la priorité absolue, avant toute considération politique».

Il s’agit aussi pour l’association SOS Méditerranée de refuser que «le prix des politiques européennes soit le sacrifice de la vie de milliers de personnes : aidez-nous à être les yeux de la société civile en Méditerranée aux frontières de l’Europe. N’acceptez pas qu’en votre nom les Etats de l’Union européenne financent et équipent les garde-côtes libyens dans le seul but d’intercepter en mer et renvoyer des milliers de personnes vers l’enfer qu’ils cherchent désespérément à fuir».

En Méditerranée, le bilan continue de s’alourdir. Il y a quelques jours, une soixantaine de personnes sont mortes après le naufrage de leur embarcation au large de Sfax, en Tunisie. Déjà, rappelle Le Monde, «le 8 octobre 2017 un autre drame s’était produit dans la même zone. Un chalutier, avec environ 90 jeunes Tunisiens à son bord, était entré en collision avec le patrouilleur de la marine tunisienne qui l’avait pris en chasse». 

Walid Mebarek
 
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