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lutte contre le diabète

Coopération entre LAD Pharma et les Cubains

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le 14.11.17 | 12h00 Réagissez

A l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale du diabète, le 12e séminaire célébrant cette journée a été organisé, hier à Alger, par les laboratoires LAD Pharma et Ibn Nafis, la première clinique spécialisée dans la prise en charge du pied diabétique, et les laboratoires cubains CIGB Heber Biotec.

Lors de ce séminaire, d’éminents professeurs et spécialistes, qui ont contribué au lancement d’Heberprot-P et Hebermin dans le traitement de l’ulcère du pied diabétique dans notre pays, ont communiqué leurs expériences pratiques. Issus de la biotechnologie, ils constituent actuellement la seule alternative à l’amputation du pied diabétique. A. Djebbar, PDG de Lad Pharma, a déclaré : «Pour nous, il s’agit de fêter une victoire. C’est une victoire qui n’est pas due seulement aux efforts de LAD Pharma, mais aussi à la coopération cubaine. Dans ce domaine, ils ont développé le Facteur de croissance épidermique (FCE) à travers leur usine  et centre de génie génétique à la Havane. C’est un facteur de croissance qui est maintenant produit industriellement et qui est à la portée de toutes les bourses.» 

Il dira aussi : «Ce qui nous intéresse, c’ est de combattre le mal qui ronge au quotidien le patient diabétique. Le produit n’est toujours pas remboursé, alors que le mal est là, il existe. Nous avons vu des malades avec les pieds dans des états totalement désastreux, nous compatissons. Cette compassion s’est concrétisée autour d’un investissement dans une structure de prise en charge du pied diabétique. La partie algérienne n’est pas en mesure de relever le défi seule, il nous a fallu un accompagnement de nos collaborateurs par leur présence en Algérie à travers, entre autres, la clinique Ibn Nafis. Nous avons obtenu des résultats intéressants.» Pr Valdes Napoles Jorges Luis, de l’hôpital La Havane (Cuba), donne son éclairage : «Le pied diabétique est parmi les complications les plus craintes des malades souffrant du diabète, ils sont en augmentation dans le monde, d’après les calculs de l’OMS, 300 millions de personnes seront touchées en 2030, cela représente une préoccupation majeure des autorités sanitaires.

Le traitement du pied diabétique est chaque jour plus complexe, nous parlons d’une prise en charge intégrale et pluridisciplinaire, les patients sont généralement mutilés et finissent par mourir.» En fait, le pied diabétique dépend du degré ischémique d’infection. Et les statistiques dans le monde sur l’amputation sont alarmantes : «Toutes les 30 secondes, il y a une extrémité qui est amputée.» Tout au long de leur vie, les patients auront un risque d’avoir un ulcère au pied.

Cela devient une préoccupation pour lui, sa famille et pour les services de prise en charge. Le coût d’une amputation au niveau international se situe entre 30  000 et 50 000 dollars. En Algérie, l’amputation coûte environ 9 millions de dinars au niveau de la Sécurité sociale, le diabète est la deuxième cause de mortalité dans notre pays. Le coût ne comprend pas uniquement celui de l’acte chirurgical. Il comprend le coût qui va être mis en œuvre à partir de la première visite du malade chez son médecin et le long parcours qu’il va traverser ainsi que sa famille et la sécurité sociale qui devra payer les frais occasionnés (consommation d’antibiotiques,  le temps d’hospitalisation ainsi que les difficultés de la réinsertion sociale du patient).  
 

Kamel Benelkadi
 
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