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Saad Hariri, Ancien Premier ministre de la République libanaise

«Je retournerai bientôt au Liban»

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le 14.11.17 | 12h00 Réagissez

«Je retournerai bientôt au Liban»

Se disant prêt à mourir pour son pays, M. Hariri, qui se trouve dans sa maison à Riyad en compagnie de sa famille, a accusé le Hezbollah et l’Iran de vouloir porter atteinte à la sécurité du Liban et à celle de pays du Golfe, notamment l’Arabie Saoudite.

Il a rassuré les Libanais qu’il n’est ni en otage ni en prison et qu’il rentrera bientôt au Liban pour présenter officiellement sa démission au président Michel Aoun.

Ni prisonnier ni détenu, l’ex-Premier ministre libanais a tenté, dimanche soir, de rassurer les Libanais qu’«il n’est pas pris en otage par le régime saoudien». Dans une longue interview, Saad Hariri est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à quitter le gouvernement : «J’ai démissionné pour protéger le Liban et le peuple libanais.»

Ajoutant : «J’ai décidé de parler pour lever toute équivoque et mettre fin à la confusion qui a entouré ma démission», et assurant qu’«il n’est ni pris en otage ni mis en résidence surveillée en Arabie Saoudite».

Alors que des sources locales avaient indiqué que M. Hariri a été privé de son téléphone portable juste après son arrivée en Arabie Saoudite et surveillé par des policiers, l’intéressé a balayé d’un revers de main toutes ces «rumeurs». «Le roi saoudien me considère comme son fils et le prince Selmane, dit MBS, me voue un respect sans faille. Je suis libre de mes mouvements et je retournerai très bientôt au Liban.»

«La présence du Hezbollah au Yémen n’est pas normale»

Néanmoins, il a expliqué que sa sécurité et celle de sa famille étaient menacées. C’est pour cela qu’il a décidé de quitter le Liban, car il ne voulait pas que ses enfants ou lui-même connaissent le même sort que celui que son père Rafic Hariri a vécu, selon ses dires.
«Il existe des menaces contre ma personne. C’est vrai, mais ce qui m’intéresse, c’est d’abord le Liban.» Ajoutant : «Il y a des groupes qui veulent déstabiliser le Liban et les pays du Golfe.» 

Sans nommer ces groupes, l’ancien Premier ministre libanais ciblait notamment l’Iran qu’il a accusé de semer la zizanie dans la région et de s’immiscer dans les affaires des pays arabes.

Concernant le Hezbollah, considéré par l’Arabie Saoudite comme étant le bras armé de l’Iran, Saad Hariri a déclaré : «Je ne suis pas contre le Hezbollah comme parti politique. Mais en même temps, il ne doit pas créer le chaos au Liban.» Avant de considérer que la «présence du Hezbollah au Yémen n’est pas normale».

Visiblement touché par les critiques émises à son égard par les Libanais, Saad Hariri a répondu qu’il est prêt à mourir pour son pays pour le protéger et se «dressera contre toute partie ou groupe qui voudrait mener une guerre contre le Liban».
Et de s’interroger au bord des larmes : «Pourquoi les autres aiment le Liban plus que les Libanais eux-mêmes ?»

 

Yacine Farah
 
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