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Conflit du Sahara Occidental

Le Front Polisario défie le Maroc

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le 17.05.18 | 12h00 Réagissez


L’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, Abdelkader Taleb Omar, a déclaré hier que les camps des réfugiés et les territoires sahraouis libérés sont des régions ouvertes et transparentes, contrairement à la situation dans les territoires sahraouis occupés et assiégés par le Maroc.

«Les camps des réfugiés et les territoires sahraouis libérés sont des régions ouvertes et transparentes, contrairement à la situation dans les territoires sahraouis occupés et assiégés par le Maroc. Nous lançons un défi au régime marocain d’ouvrir aux visiteurs et observateurs étrangers l’accès aux territoires sahraouis assiégés, comme cela est assuré au niveau des camps des réfugiés et des territoires libérés», a indiqué Taleb Omar dans un entretien accordé à l’APS.

Dans ce contexte, il a soutenu que les camps des réfugiés abritent, outre un nombre d’ONG italiennes, espagnoles, françaises et suédoises, une dizaine d’organisations, celle relevant notamment des Nations unies, le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM), le Fonds de l’Onu pour l’enfance (Unicef) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces organisations sont, a-t-il affirmé, en contact quotidien avec les réfugiés et les institutions sahraouis.

«Des milliers de visiteurs se rendent chaque année dans les camps des réfugiés, soit des dizaines chaque semaine», a précisé Taleb Omar, affirmant que «tout ce qui se passe sur les lieux est connu de tous et à tous les niveaux, notamment en ce qui concerne les droits de l’homme, situation et conditions de vie des réfugiés, et la gestion des aides humanitaires, idem pour les territoires libérés où sont implantées les zones militaires et où se trouvent également des civils».

Les centres de contrôle dirigés par le Front Polisario dans le cadre de la Minurso (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) effectuent des inspections aériennes et d’autres au sol, assurées par des observateurs militaires le long des territoires libérés, au niveau des 5 points sous la souveraineté de la RASD, du nord au sud, Bir Lahlou, Tifariti, Mehaires, Mijek et Aghwinit. «Si un dépassement quelconque existait, il n’aurait pas échappé à l’œil des observateurs et organisations qui y effectuent des visites de façon régulière», a-t-il expliqué. Cela, a-t-il dit, «dénote le respect de la transparence au moment où l’autre partie (le Maroc) cumule expulsions, interdictions d’entrée aux journalistes et campe sur son refus de la surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés».

Le diplomate sahraoui a affirmé que les Sahraouis sont «prêts encore à accueillir des observateurs des droits de l’homme dans les camps, les zones militaires ou/et les territoires libérés», mettant au défi les autorités d’occupation marocaine de faire de même dans les territoires occupés.

Puisque, dit-il, «Rabat lance des accusations et des allégations, nous appelons tous les observateurs internationaux à venir et prendre attache avec ceux qu’ils désirent pour constater de visu laquelle des parties assiège et réprime. C’est bien entendu le régime marocain, c’est lui aussi qui refuse le référendum d’autodétermination, pourtant facile».

A noter que la mise au point de l’ambassadeur de la RASD à Alger intervient quelques jours après que les autorités marocaines aient accusé l’Iran et le Hezbollah d’aider militairement le Front Polisario... avec la complicité de l’Algérie. Conçue, certainement, pour entrer dans les bonnes grâces de Riyad et mettre les Sahraouis dans le collimateur de Washington, l’accusation n’est pas moins ridicule.

Les spécialistes du dossier du conflit du Sahara occidental savent que l’Iran et le Hezbollah n’auraient pas pu s’engager dans une telle opération pour la simple raison que les mollahs n’ont jamais soutenu la cause sahraouie. Ne serait-ce que politiquement.
Et puis qu’aurait bien pu apporter le Hezbollah à un mouvement de libération comme le Front Polisario qui a fait ses preuves sur le terrain, qui ne manque pas d’armes et qui est son aîné de 10 ans. Les Marocains sont non seulement pris de panique mais manquent aussi cruellement d’imagination.

Aniss Z.
 
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