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Ton guerrier entre Washington et Pyongyang

Le monde au bord d’une crise de nerfs nucléaire

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le 12.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	La Corée du Nord se dit prête à utiliser l’arme nucléaire
La Corée du Nord se dit prête à utiliser l’arme...

Washington et Pyongyang sont au bord d’une crise de nerfs nucléaire faisant craindre le pire. Et le monde retient son souffle.

L’inquiétude internationale est à son comble. Le président américain, Donald Trump, fait dans l’escalade et menace de recourir à la force contre la Corée du Nord. Une escalade verbale qui risque de précipiter un affrontement militaire. «Les solutions militaires sont maintenant complètement en place et prêtes à l’emploi si la Corée du Nord se comporte imprudemment», a menacé le président américain. «J’espère que Kim Jong-un trouvera  une autre voie !» souhaite-t-il.  Réplique immédiate du chef de Pyongyang qui a qualifié Donald Trump d’«odieux fanatique de la guerre nucléaire». «Trump est en train de mener la situation dans la péninsule coréenne au bord d’une guerre nucléaire», estime la Corée du Nord.

Une surenchère qui inquiète les principaux acteurs internationaux. Principale soutien de Pyongyang, la Chine a appelé, hier, les deux chefs d’Etat américain et nord-coréen à «faire preuve de prudence» et a exhorté Pyongyang à éviter les «démonstrations de force». «Nous appelons toutes les parties à faire preuve de prudence dans leurs mots et leurs actions, et à agir davantage pour apaiser les tensions», a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Pour l’heure, seule la Chine est en mesure de «désamorcer» la bombe qui risque d’exploser à la face du monde.

«Ce sont les seuls (Chinois), je pense, qui ont de tels contacts à l’heure actuelle. J’espère que la Chine est en train de mener une forme de diplomatie secrète, de faire discrètement pression. Mais je n’en suis pas sûr», a déclaré Bill Richardson, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, dans un entretien à l’AFP. Inquiète des conséquences que peut provoquer la guerre des mots entre Trump et Kim Jong-un, la Russie de Vladimir Poutine appelle aussi à la prudence. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s’est dit «très inquiet» des risques de conflit «très élevés» entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Quant à la chancelière allemande, Angela Merkel, elle estime que la solution militaire est à «exclure».

Choisissant la stratégie de tension et de provocation permanente, le président des Etats-Unis veut en découdre avec «l’ennemi nord-coréen». Il ne cesse de multiplier les déclarations aux relents guerriers et promet le feu et la fureur. Il estime qu’il n’est pas assez «dur» vis-à-vis de la Corée du Nord. «Si la Corée du Nord fait quoi que ce soit — ne serait-ce qu’en songeant à attaquer des gens que nous aimons, ou nos alliés, ou nous-mêmes — elle devra vraiment s’inquiéter», a-t-il déclaré depuis le New Jersey, où il est en vacances.

La Maison-Blanche tente d’atténuer les propos de son patron. Un responsable de l’administration américaine a indiqué qu’il ne fallait pas voir dans les propos de Donald Trump le signe d’une action militaire imminente. «Il y a des plans militaires pour à peu près toutes les crises du globe. Ces plans sont continuellement mis à jour et présentent des options au Président. Il n’y a rien de nouveau», a déclaré ce responsable sous le couvert de l’anonymat. L’armée américaine a indiqué hier être «prête à combattre» si le président  Trump en donnait l’ordre. Cependant, le porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning, cité par l’AFP, a indiqué que le ministère de la Défense «maintient son état de préparation optimum pour faire face à la menace nord-coréenne conjointement avec nos alliés et partenaires dans la région». Le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, lui, reste tout de même sur une ligne prudente.

La Corée du Nord ne semble pas intimidée par le ton guerrier américain. Elle menace de lancer une attaque contre l’île de Guam, avant-poste stratégique des forces américaines dans le Pacifique. L’armée doit présenter au jeune dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, un plan offensif contre Guam d’ici la mi-août, selon les militaires nord-coréens.

Quatre missiles seront tirés simultanément, a expliqué l’armée. Les engins, passant au-dessus du Japon, «voleront 17 minutes et 45 secondes sur une distance de 3356,7 km, et s’écraseront en mer à 30 ou 40 km de Guam». En somme, depuis l’arrivée au pouvoir de Trump, l’administration américaine est sur une position offensive pour contrer les ambitions folles du régime nord-coréen. Le face-à-face entre un président américain trop porté sur la guerre et un chef d’Etat nord-coréen obstiné peut à tout moment basculer dans l’irréparable.

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