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Médéa : Le pouvoir d’achat continue de baisser

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le 06.01.18 | 12h00 Réagissez

L’année 2018 annonce les mêmes signaux, ou encore pire que sa précédente de 2017, durant laquelle la population de cette vaste contrée du Titteri, dans son écrasante majorité, a éprouvé les pires difficultés pour accomplir le besoin élémentaire, celui de se nourrir pas aussi décemment pour tous.

Pour l’année que nous entamons, la préoccupation majeure demeurera sans nul doute le taux d’inflation qui continue de grimper, surtout pour les prix des produits alimentaires de large consommation et de première nécessité. Donc, ceci augure à l’horizon que le ventre du citoyen va encore lui coûter plus cher.

Il ne devra pas s’attendre d’ores et déjà au père Noël, il doit compter sur lui-même, fini l’Etat providence de la rente pétrolière. Même si le discours officiel est optimiste, personne n’est dupe !  Le coût de la vie s’est considérablement détérioré et emballé sans aucun garde-fou de manière à appauvrir davantage ces couches que l’on disait autrefois moyennes et qui rejoignent au fil du temps par la force de la dégradation de leur pouvoir d’achat l’autre rive des couches démunies. Le coup d’envoi a été déjà donné pour la nouvelle année par l’augmentation  du prix des carburants. Un véritable coup de masse qui va se répercuter sur le prix de toutes les marchandises.

L’ampleur ascendante à chaque mois de Ramadhan du lot des nécessiteux qui se bousculent pour arracher le fameux couffin de vivres dit de «l’humiliation» devant le siège des APC, du Croissant-Rouge et des associations caritatives est significative à plus d’un titre, démontrant ainsi le vrai visage du phénomène de précarité qui ne cesse de se propager au sein de toute la société entière. Un véritable fossé entre riches et pauvres, qui, au lieu de se réduire, semble s’élargir faute de prise en charge de cette frange de la population qui semble étrangère dans son propre pays.

La  pauvreté ne se manifeste pas uniquement par le développement de la mendicité qui envahit tôt chaque matin les agglomérations, mais par d’autres corollaires aux effets néfastes que sont les fléaux sociaux, comme le vol, la drogue et les agressions et tout ce qui empoisonne la vie de la cité. Aussi, est venu s’ajouter cette malvie dérangeante d’une jeunesse désespérée, qui tente de rejoindre l’autre rivage au prix de leur vie.

Le citoyen lambda comprend parfaitement la dure conjoncture économique que traverse le pays, mais néanmoins souhaite du fond de son âme en abordant cette nouvelle année qu’on puisse  permettre à chaque enfant de ce riche pays de vivre dans la dignité, c’est-à-dire qu’à défaut d’aisance, au moins satisfaire ses besoins vitaux qui deviennent de plus en plus aléatoires : se nourrir, s’habiller, se chauffer et se loger dans un logis dûment potable. Ceci n’est possible qu’avec le décollage effectif des nombreux projets d’investissements privés dont a bénéficié la wilaya depuis l’année 2011 et qui sont en état embryonnaire jusqu’à nos jours.

Ouled Antar et la présidente du C-RA

La sortie de la première responsable du Croissant-Rouge algérien, Benhabylès, au cours de l’année 2017, lors d’une visite au niveau des zones reculées de Ouled Antar,  distantes de 80 km au nord-ouest du chef-lieu de wilaya, Médéa, a pu constater elle-même sur les lieux  la situation déplorable et inhumaine que vivent encore de nombreux citoyens qui n’ont pas encore goûté au fruit de l’indépendance. Elle a été aussi très touchée vigoureusement par ces tristes et poignantes images insoutenables, des familles rurales qui ne mangent pas à leur faim en se partageant l’unique pièce d’un taudis érigé en terre et en paille avec leurs chèvres comme seule ressource.

Très troublée par la découverte, elle ne s’arrête pas de la raconter sur des plateaux de télévision privée, où elle a été invitée. Il y a de quoi être choqué par ce contraste inexpliqué dans une région possédant pourtant des grandes étendues de terres fertiles et un patrimoine forestier important qui peuvent bien endiguer, ou, du moins, couvrir la misère et la pauvreté d’une bonne partie de ces poches de défavorisés. A qui donc la faute, se demande-t-on ? Le tableau brossé semble trop sombre, nous aurions souhaité le contraire, mais les faits sont obstinés.

A. Teta
 
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