Régions Est Actu Est
 

Bordj Bou Arréridj

L’œuvre de Fernando Allabar s’invite au club littéraire

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 13.11.17 | 12h00 Réagissez

Fando et Lis, une œuvre du dramaturge espagnol Fernando Allabar, s’est invitée avant hier soir au club littéraire sous forme d’une lecture théâtrale, adaptée à merveille par le comédien Halim Zedam, en introduisant la mimique pour mieux capter l’attention du public.

Un genre artistique, qui a connu son apogée avec les Beneguettaf, Benaïssa, Fetmouche et autres Allouala et Kaki, que le comédien veut faire renaître de leurs cendres. Fernando et Lis, une tragédie truffée d’absurdités et de cruauté, inspirée du propre vécu de l’auteur, mais sur fond de complicité entre deux êtres qui s’aiment. Lis, la muse, est une tétraplégique, Fando, le Casanova, qui ne se lasse jamais de la transporter dans un chariot, la promener, puis brusquement, il l’immobilise pour la violenter. Un couple éternel et inséparable, dont la relation se situe à mi-chemin entre la tendresse et la violence.

D’où l’intitulé de l’adaptation titré : Paradoxe. Deux personnages romantiques en quête de la cité miraculeuse où Lis, la paralysée, pourrait se remettre d’aplomb pour se débarrasser de ce handicap qui la cloue au chariot et l’empêche de vivre sa vie. Mais le sort en décida autrement. En voyant son handicap incurable, Lis n’en finit pas de taquiner volontairement Fando qui finit par la tuer. Une délivrance, en quelque sorte, pour les deux. Fando met la poupée dans le chariot et repart, la rose en main, en promettant de se recueillir sur la tombe de celle qui l’a fait tant rêver. Le spectacle n’a pas drainé un grand public, mais le peu de présents ont pertinemment enrichi le débat. «On a envoyé beaucoup d’invitations, mais peu ont daigné se déplacer pour assister à la représentation.

Et c’est désolant pour la culture, et ce n’est pas cela qui nous empêchera de persévérer. Nous organisons une fois par quinzaine une rencontre dédiée à un domaine artistique en vue de redonner le goût de l’art à nos citoyens», nous dit Mohamed Rafik Taibi, responsable du club littéraire. Fernando Arrabal est un dramaturge espagnol qui vit en France depuis 1955. A 10 ans, il décrocha le Prix national du «surdoué» avant de faire ses études universitaires à Madrid.

Dans son enfance, il a souffert de la mystérieuse disparition de son père, condamné à mort puis évadé. A cause de ce traumatisme, comme l’a écrit le prix Nobel Vicente Aleixandre, la connaissance qu’apporte Arrabal est teintée d’une lumière morale qui réside dans la matière même de son art. Il a réalisé sept longs métrages et publié une centaine de pièces de théâtre, quatorze romans, sept cents livres de poésie, plusieurs essais et sa célèbre Lettre au général Franco, du vivant du dictateur. Son théâtre complet est publié dans de nombreuses langues (français et espagnol) en deux volumes de plus de deux mille pages. 

Allouache M.
 
loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...