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Souk Ahras

La rue des Jardins livrée à elle-même

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le 13.03.18 | 12h00 Réagissez

Située pourtant à proximité d’un groupe scolaire, qui compte près de 2000 élèves, la rue des Jardins résume à elle seule tous les échecs de la voie publique en matière de piétinement des textes régissant la municipalité.

Transformée malgré elle en marché illicite, elle croule sous le poids des ordures ménagères et l’insalubrité.

Les façades crasseuses, le carrelage flottant des trottoirs, les odeurs nauséabondes des escaliers où l’urine et les matières fécales sont visibles, les immondices, les chiens errants et les malades mentaux donnent à cette partie de la ville un statut qui ne lui sied guère. Un vieux fonctionnaire en parle avec amertume: «Ce fut un temps où cette rue offrait un meilleur décor et que l’on citait à titre d’exemple pour provoquer l’émulation chez les habitants des autres cités». Ici même les bonnes habitudes ont cédé la place devant de nouvelles mœurs préjudiciables.

On y vend tout dans le désordre à commencer par les fruits et les légumes, et les herbes médicinales. Les stations de taxis et de bus, qui desservent la destination de la cité Ghellouci, charrient une foultitude de problèmes d’ordre organisationnel, à savoir, entre autres, le choix de ce quartier où grouillent des centaines d’élèves comme aire de stationnement au lieu de cette rue déserte qui la jouxte du côté de la rue des Jardins.

«Le jour, c’est le vrombissement des moteurs des véhicules, les rixes et les vociférations des chauffeurs clandestins et la nuit c’est tout un monde qui a pignon sur rue ; des hordes de marginaux, adeptes de Bacchus et des noctambules peu orthodoxes s’agissant des mœurs», a dénoncé un habitant.

Une anecdote à vous raconter. De retour chez lui, la nuit, un père de famille n’a pu ouvrir la porte principale de l’immeuble qui était soigneusement fermée de l’intérieur. Une voix même s’éleva pour lui dire qu’ils étaient de trop à l’intérieur. Un groupe de SDF qui avait l’habitude d’y passer la nuit croyait qu’ils avaient affaire à une personne dans la même situation. Ce n’est qu’après intervention musclée de ses proches qu’il a pu accéder à son appartement.
 

Abderrahmane Djafri
 
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