Régions Est Constantine
 

Chalets en amiante de la cité Aboud Hayoune à Didouche Mourad

Les habitants meurent et les responsables observent en silence

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le 13.06.18 | 12h00 Réagissez

 
	Pourtant, ces constructions ont été réalisées pour une durée de 10 ans 
Pourtant, ces constructions ont été réalisées...

Voilà 34 ans que les habitants des 125 chalets de la cité Aboud Hayoune, dans la commune de Didouche Mourad, sont en danger de mort, et voilà 8 ans qu’on leur promet une solution qui n’arrive pas.

Habitant des chalets en amiante depuis 1984, des maladies dangereuses les guettent. Le cancer a fini par emporter 22 d’entre eux et 5 en souffrent jusqu’à ce jour. Entre-temps, les responsables du Groupement industriel des cimenteries en Algérie (GICA), de la cimenterie de Hamma Bouziane et de la commune de Didouche Mourad, se rejettent la balle. Pourtant, plusieurs textes de loi en Algérie interdisent l’usage de l’amiante dans la construction. Ce produit est donc reconnu par la loi comme étant dangereux pour la santé.

Pour rappel, il y a une année, Ecologia, l’association du quartier, avait déjà posé le problème. «Nous sommes 125 familles habitant depuis 1984 des constructions en amiante dépendant de la Société de la cimenterie de Hamma Bouziane, réalisées pour une durée n’excédant pas 10 ans, mais que nous continuons à occuper à ce jour.

L’amiante a fini par emporter une vingtaine de personnes atteintes de cancer, alors que cinq autres souffrent encore sur la liste d’attente de la mort en raison de leur état, sans parler des cas atteints d’allergies respiratoires et d’asthme. Nous avons sollicité toutes les parties concernées à Didouche Mourad, ainsi que le groupe GICA, propriétaire de l’assiette foncière, pour trouver une issue à notre problème, mais aucune réponse n’est venue nous rassurer», déplore Abdelmadjid Chiheb, président d’Ecologia.

«Ces vieilles constructions, réalisées depuis plus de 30 ans, contenant un matériau toxique interdit par la loi algérienne, sont dans un état délabré où les conditions de vie deviennent insupportables», poursuit-il. De nombreuses lettres ont été envoyées par l’association du quartier, criant sa détresse, au Premier ministre, au wali de Constantine, au PDG de Gica, au PDG de la cimenterie de Hamma Bouziane et au P/APC de Didouche Mourad, mais rien n’a été accompli.

D’après le président de l’association, depuis peu, une lettre est parvenue de Gica au wali de Constantine qui l’a transmise à la commune de Didouche Mourad, dans laquelle le groupe assure qu’une procédure est lancée pour régler le problème. Un désistement serait en cours. Contacté par El Watan, un des responsables de Gica a démenti cette information, expliquant que c’est à la cimenterie de Hamma Bouziane de s’occuper du dossier. Une source proche de la direction de la cimenterie nous a expliqué que la seule lettre qui a été envoyée par la direction n’a été qu’une forme d’accusé de réception qui promet que le dossier serait transmis aux responsables concernés.

Au final, aucun responsable n’a un plan clair pour protéger ces vies humaines qui ne semblent intéresser personne. D’autre part, on a appris que des techniciens de la commune de Didouche Mourad qui seraient accompagnés par des membres du domaine ont fait, hier, une visite d’inspection sur les lieux.           
 

Intissar Bendjaballah
 
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