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Skikda : Vers la prohibition de l’alcool ?

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le 07.02.18 | 12h00 Réagissez

Quatre dépositaires de boissons alcoolisées exerçant dans la ville de Skikda sont en cessation d’activité depuis septembre dernier.

 Une situation qui, six mois durant, ne fait que miner la situation sociale des commerçants concernés, et d’autre part, pousse les consommateurs à se rabattre, soit sur des points de vente illégaux, soit à parcourir plus de 100 km pour aller s’approvisionner à Annaba ou à Constantine.

Pourtant, au début, ces dépositaires, qui à eux quatre, représentent plus de 80% du taux de vente des boissons alcoolisées à Skikda, étaient juste interpellés par l’administration locale pour se conformer à la réglementation. Chose qu’ils ne tarderont d’ailleurs pas à faire sans pour autant parvenir à rouvrir leur commerce. Ils témoignent : «Septembre dernier, on a tous été destinataires d’une décision administrative de fermeture pour ‘‘manque de procuration de gérance’’.

On a aussitôt procédé à l’établissement et au dépôt de cette procuration au niveau de la Direction de la réglementation et des affaires générales de la wilaya (DRAG). On a patienté quelques jours et on est allés voir le directeur de la DRAG, qui nous informa alors que ‘‘notre dossier allait être étudié dans les plus brefs délais’’.» Les jours passent et les commerçants concernés ne voient rien venir. «On est retournés voir le DRAG de nouveau, et là, il nous informa que la décision de fermeture était toujours de mise.

En voulant en connaître les raisons, on se contenta de nous répondre vaguement que c’est une décision de la wilaya», déclarent les dépositaires. Se disant lésés et privés de leur gagne-pain, ils estiment, sans hypocrisie aucune, que la production, la vente et la consommation d’alcool est légale en Algérie. «On est des commerçants comme les autres. Nous payons nos impôts comme tout le monde et notre commerce fait vivre des familles entières.

On nous a demandé de nous conformer à la loi et on l’a aussitôt fait en présentant les pièces administratives demandées. Pourquoi ne peut-on pas encore reprendre nos activités ?», s’interrogent nos interlocuteurs qui, en conclusion, font appel aux pouvoirs locaux pour que cesse enfin ce calvaire qu’ils endurent depuis six mois déjà. A signaler que la fermeture de ces commerces n’a pas tardé à profiter à «certains hôtels», sans parler des risques de voir se proliférer, ici et là, des points de vente clandestins, avec tous les dangers qu’une telle issue suppose. 

K. O.
 
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