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Festivités du 8 mars

Un programme dédié aux femmes à Ighil Nacer

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le 13.03.18 | 12h00 Réagissez

A l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, l’association féminine Talsa du village Ighil Nacer a organisé une série d’activités pour rendre hommage à la femme et saluer son dévouement et sa participation à la vie civile.

Les femmes ont étalé leur savoir-faire à travers une large exposition d’habits et de gâteaux traditionnels, et de produits de couture et de tissage, organisée à l’école primaire du village.

Un concours du meilleur plat a révélé aussi le talent et la délicatesse des femmes. Un débat a eu lieu autour d’un court-métrage intitulé «Femmes algériennes, actualité et perspectives», réalisé par l’association estudiantine Amazday Adelsan Inelmaden, suivi de quelques extraits d’une chanson du patrimoine, interprétés par la chorale du village chapeautée par Ait Ouali Mokrane, artiste et enseignant à l’école primaire.

«Ce n’est pas la journée internationale des femmes, mais c’est celle de leurs droits, et de la lutte contre, entre autres, les violences quotidiennes et les inégalités salariales. Nous devons faire évoluer les mentalités et malheureusement il nous reste encore du travail» explique dans son intervention Mlle Bounache Baya, vice-présidente de l’association SID et élue à l’APC d’Aït R’zine.

Invitée par le club d’Ighil Nacer, la judokate Soraya Haddad a été la surprise de la première journée, avec sa sympathie et sa simplicité. «Je suis épatée par l’organisation, et ce village très beau avec ses paysages sublimes, ses femmes courageuses et combattantes», déclare l’athlète.

«Cette journée est l’occasion de parler des luttes de la femme, de sa place dans la société, ses droits et surtout de l’évolution de son quotidien. Je suis la preuve que la femme peut s’imposer et se battre pour qu’elle soit respectée, les droits ne se donnent pas mais ils s’arrachent» poursuit-elle. «Il se trouve que la mission de la femme est la transmission. Pour ma part, j’ai arrêté la compétition en 2012 et je me consacre depuis à transmettre ce que je possède» ajoute-t-elle, précisant que «le sport est très important pour nos jeunes, ça limite la débauche, vous avez tout pour réussir».

Le village a connu une activité inhabituelle au cours du deuxième jour avec le passage de la troupe théâtrale locale Assirem, qui a une réputation à l’échelle nationale par ses distinctions aux différents festivals. Les comédiens ont présenté leur dernière œuvre intitulée «Antigone», suivie d’un gala artistique avec Kamel Slimani, Baylache, Lyes Loualila et Djamel Idiri, avant la clôture des activités par le tirage au sort de la tombola lancée à l’occasion.

«Il faut dépasser les tabous et laisser la femme parler d’elle-même. Nous avons voulu diversifier les activités, par des actions de réflexion et de détente. L’association sert de passerelle entre la femme et la société. J’espère contribuer avec mes collègues à réaliser cet objectif» nous explique Mlle Taous Hamidouche, trésorière de l’association.

Taourirt-Ighil

Le village Aguemoune Nath Amar, dans la commune de Taourirt-Ighil, a vécu samedi passé au rythme des festivités organisées en l’honneur de la journée mondiale de la femme.  Inaugurée par la nomination de la veuve du défunt moudjahid Rachid Adjaoud comme présidente d’honneur de l’association Timunent n’Tullas, organisatrice de l’évènement, cette fête a réuni de nombreuses familles du village et plusieurs invités venus de différentes régions de la wilaya.

Au programme des festivités, un défilé de mode, un récital poétique, une représentation théâtrale, un concours du meilleur plat traditionnel, une conférence-débat sur les droits de la femme, animée par Linda Ouatah du département de langue et culture amazighes de l’université de Béjaïa, le tout couronné par un gala artistique animé par une brochette d’artistes locaux.

Pour mettre en lumière les savoir-faire des femmes du village dans les différents métiers traditionnels, différents produits de fabrication locale (robes, couvre-lits, taies, napperons, souliers…) ont été exposés au public. «En plus d’œuvrer à l’implication de la femme dans  l’animation culturelle et sociale du village, nous ambitionnons aussi, à travers nos actions, de valoriser les différentes activités artisanales de la femme rurale» nous dit, dans ce cadre, Malika Arab, la présidente de l’association. A noter enfin la présence à cet évènement d’Amnesty International Béjaïa qui a fait, a l’occasion, distribuer des dépliants et des autocollants appelant au respect des droits humains.

Boualem Bacha
 
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