Régions Kabylie Tiziouzou
 

Lutte contre le tabagisme : Un centre de sevrage à Belloua

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 13.06.18 | 12h00 Réagissez


Le service de pneumo-phtisiologie de l’hôpital Belloua (CHU de Tizi Ouzou) vient de lancer des consultations d’aide au sevrage tabagique. C’est ce qu’a révélé le premier responsable de ce service, Pr Rachid Abdelaziz, lors d’une journée d’étude sur le tabac et les cardiopathies, organisée le 4 juin dernier à l’auditorium du CHU Nedir Mohamed, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac.

Plusieurs praticiens de la santé publique ont assisté à cette rencontre scientifique, en présence d’étudiants en médecine et de paramédicaux. «Sur une quarantaine de cas pris en charge, dix ont arrêté de fumer. Nous leur proposons des patchs anti-tabac. Les résultats sont satisfaisants, même si beaucoup d’efforts restent à faire pour réduire les effets néfastes de la cigarette qui fait des ravages, notamment parmi nos jeunes», a-t-il déclaré. «Un fumeur sur deux peut s’arrêter par lui-même. Les substituts nicotiniques, comme les gommes ou les patchs vendus en pharmacie, sont à ce jour les moyens les plus efficaces», estiment des spécialistes.

Dans leurs interventions, les conférenciers ont rappelé les dangers du tabac, qui provoque 23 maladies, dont des cancers, a-t-on indiqué. «C’est une drogue légalisée contre laquelle il faut lutter inlassablement. La cigarette est vendue à tout bout de champ, y compris pour des mineurs. C’est un véritable poison, même s’il est pris à faible dose», a relevé Dr Himeur. Dr Aït Saïd dira, pour sa part, que 75 % des patients hospitalisés pour infarctus du myocarde ont été confrontés au tabac à un moment de leur vie. Un autre intervenant a mis en garde contre l’accoutumance qui s’installe, selon lui, dès le premier paquet de cigarettes.
L’accent a été également mis sur la nécessite d’interdire le tabagisme dans les lieux publics, car le tabagisme passif tue aussi. «Des lois existent dans ce sens en Algérie, mais elles ne sont pas appliquées», a-t-on déploré. Notons que la wilaya de Tizi Ouzou dispose depuis mars 2017 d’un centre d’étude, de recherche et de traitement des addictions.
 

Ahcène Tahraoui
 
loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Loading...
Vidéo

vidéos

vidéos

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie