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APC de Sidi Bel Abbès

Le secrétaire général par intérim contesté

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le 05.06.18 | 12h00 Réagissez

Nouveau soubresaut, hier, à l’Assemblée communale de Sidi Bel Abbès. Une vingtaine de cadres administratifs en fonction ont appelé, dimanche, par le biais d’une lettre ouverte, à l’éviction du secrétaire général par intérim,   M. Lahbil Abdellah, mis en congé spécial depuis plusieurs mois par la tutelle.

Parmi les signataires de la lettre, figurent des chefs de service, des responsables de départements techniques et les responsables des circonscriptions communales de Benhamouda, Adim Fatiha, Boumlik, Larbi Benmhidi, Sidi Djilali et Sakia El Hamra. Il est ainsi reproché à M. Lahbil Abdellah, précédemment responsable du service contentieux à l’APC, de n’avoir pas su «instaurer» un climat de travail apaisé au sein de la municipalité et d’avoir été «incapable» de régulariser plusieurs cadres communaux.

Plusieurs autres griefs lui sont également reprochés, à savoir la «marginalisation» de cadres administratifs et des mutations «abusives». Cette levée de boucliers de la part des principaux responsables de l’APC intervient quelques semaines après la protestation organisée par le personnel communal et la mise en demeure adressée par le wali au P/APC le sommant de lancer, avec la plus grande diligence, l’opération de distribution des couffins de Ramadhan et les différents programmes de développement.

Cette mise en demeure publiée sur le site officiel de la wilaya et reprise par plusieurs pages Facebbok avait surpris de nombreux observateurs de la scène politique locale. Il faut dire que c’est la première fois qu’un document officiel d’une telle teneur est expressément rendu public sur la Toile. Selon les termes de ce document, le chef de l’exécutif ordonne au maire de mobiliser en l’espace de 48 h tous les moyens matériels et humains afin de relancer les travaux de réfection en ville, sous peine d’application des dispositions des articles 100 et 101 du code communal.

Les dispositions de ces deux articles font part précisément de la procédure légale de substitution des pouvoirs. La substitution des pouvoirs consiste à transférer des attributions de gestion de cette collectivité au chef de daïra, en sa qualité de représentant légal du wali. Fait inhabituel, le wali a, dans ce même document, clairement reproché au maire de contrevenir au bon fonctionnement de l’institution publique à travers la désignation d’un fonctionnaire à la place du secrétaire général de l’APC, mis en congé.

Face aux griefs portés à son encontre par la tutelle, le maire a depuis préféré ne pas s’exprimer sur ce sujet. L’APC, minée par un conflit qui dure depuis plusieurs mois, se retrouve également confrontée à des dossiers lourds liés essentiellement au foncier. Contacté hier encore, le maire était injoignable.   

Mammeri Abdelkrim
 
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