Régions Ouest Mostaganem
 

Mostaganem : Plus de 80 familles vivent la misère

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le 06.03.18 | 12h00 Réagissez

Pas moins de 83 familles continuent à vivre dans la misère la plus pénible dans le bidonville de Ouréah, 6 km à l’ouest de Mostaganem, et cela en dépit des opérations de relogement lancées, il y a quelques années, par les pouvoirs publics.

Ces familles occupent des taudis rafistolés avec des moyens du bord et ne cessent d’interpeller, depuis de longues années, les autorités pour leur venir en aide mais vainement.

Sur les lieux, la situation est désastreuse. Les conditions d’hygiène et de salubrité sont épouvantables. Aucun signe de vie décente n’est perceptible. Sans eau ni électricité, tel est le lot de ces malheureux. Les eaux usées coulent le long des ruelles, ce qui donne un résultat des plus enrageant : de la boue en hiver et de la poussière en été.

Des fosses creusées ça et là servant de toilette et qui débordent, des eaux usées qui stagnent devant les taudis, offrant un spectacle de désolation. «Les lieux sont devenus des foyers à ciel ouvert à toutes sortes de maladies comme les allergies, asthme et autre maladies respiratoires», déplore N. Fatima qui y réside depuis 16 ans, sans pour autant bénéficier d’un logement social. Benaicha M. qui est à sa 8ème année dans ce bidonville avec ses 5 enfants souligne que sa famille est menacée par les rats, les chiens errants et même les serpents et autres insectes nuisibles. Il ajoute que ses enfants souffrent de plusieurs pathologies.

Plus alarmiste, G.F, une femme divorcée avec 3 enfants à charge, dira, péremptoire : «Ce lieu est une bombe à retardement. Un de ces jours, une épidémie risque de se propager». D’autres familles ont déclaré qu’il est difficile de circuler la nuit, ce qui encourage fortement la délinquance. «Nous avons tous déposé des demandes de logements depuis des années mais vainement», soupire une vieille femme de 70 ans. Certains affirment que la délinquance fait des ravages dans cette population marginalisée, surtout dans l’obscurité. Ainsi les 83 familles lancent un cri de détresse aux autorités locales et à leur tête le wali de Mostaganem pour qu’elles soient enfin relogées et pouvoir vivre dans la dignité.  

Lakhdar Hagani
 
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